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Argh ! La journée la plus chaude de l’année à Berlin je suis en train de la passer chez moi devant mon ordi à finir mes planches alors qu’avec ces températures, je devrai siroter une bionade au bord d’une piscine, ou a l’ombre d’un arbre au bord du Landwehrkanal.
Argh! ça fait déjà un mois que je n’ai pas mis un seul petit post en ligne! Non, je n’ai pas abandonné ce blog, j’aurais plein de choses à raconter si j’étais autant charrette. Je me rattraperai plus tard, promis. Dans moins d’une semaine, j’ai mon rendu final de projet et après ça ira mieux même si j’ai du boulot jusqu’au 31 juillet.
Sinon, aujourd’hui, vendredi 13, à la piscine, un monsieur a fait un arrêt cardiaque. Ça fait bizarre de vivre ça, même si ce n’est qu’en tant que spectateur. Heureusement tous les Allemands passent l’afps (formation aux premiers secours) en même temps que le permis, du coup je n’ai pas eu à intervenir. De toute façon les maîtres nageurs sont rapidement intervenus. Je ne sais pas si le monsieur s’en est sorti, j'ai quitée la piscine.
Mon plus gros souci en ce moment, c’est de trouver le juste milieu entre le boulot à la fac et les sorties avec mes colocs. Le truc, c’est qu’a cinq, il y en a toujours un ou deux pour te proposer d’aller nager, danser, écouter un concert, faire un barbecue, bronzer, de faire une petite bouffe à la maison, jouer aux cartes à deux ou tabou en allemand et à 6...
Je n'ai pas trop le temps de tout raconter, mais je suis bien occupée en ce moment. Et comme je viens de me rendre compte que je n’avais pas encore mis de photos de ma nouvelle coloc ici, en voici quelques-unes.
À défaut de pouvoir rester en Allemagne jusqu’aux prochaines présidentielles françaises, j’ai très sérieusement envisagé de rester un an de plus à Berlin.
Tout a commencé, il y a à peu près deux semaines. Je commençais à m’inquiéter des informations divergentes que Sophie (autre archi Erasmus de Toulouse) et moi avions reçus de la part de notre école par rapport au stage de Master. Donc j’appelle, un peu angoissée et un peu énervée que l’on nous donne jamais les mêmes informations. Finalement je tombe sur une nana super sympa (tiens, ils ont encore changée la personne responsable des stages) qui m’explique qu’effectivement je dois faire le stage cet été si je veux valider mon Master en 2008. «Et si je ne veux pas faire le stage cet été parce que je finis les cours ici le 31 juillet, et que je ne veux pas finir mon stage à mi-temps alors qu’en théorie, je serai déjà à plein temps à l’école en même temps?»
Deux solutions. La première, c’est de faire le stage l’été prochain, mais cela repoussera la validation de mon Master d’un an, ce qui m’obligera à faire une nouvelle inscription à l’école «pour rien». Deuxième solution, quitte à repousser la validation du Master, autant faire dés maintenant un stage de plus de 6 mois à Berlin avant de faire la cinquième année. Mon inscription à l’école comptera comme une année blanche d’un point de vue pédagogique et je pourrai faire valider des acquis pour la sixième année. Youpi! J’avais trouvé le moyen de rester un an de plus à Berlin, me faire une petite expérience en agence avant la cinquième année, et repousser justement ce Master qui correspond a l’ancien diplôme d’architecte.
Bref, même si tout semble compliqué, c’est clair dans ma tête, je sais que je veux. Première chose à faire: en parler à mes parents pour les convaincre. Mon père est en vacances… Il va falloir encore la fin de la semaine… Argh! Bon! En attendant j’appelle ma mère, pas difficile de la convaincre (surtout que j’ai appris plus tard qu’elle n’avait rien compris), j’ai son soutien moral… Hum… Et surtout j’insiste pour en parler moi-même à mon père que je ne veux pas déranger pendant ses vacances et avec qui je veux en parler dans le calme. Quatre jour plus tard, ma mère m’appelle pour me dire que mon père est rentré de vacances, qu’elle lui a déjà parlées de mes projets, qu’il est contre et que j’ai intérêt à avoir de bon arguments. Merci, maman, je ne t’avais dit de ne pas lui en parler? J’ai failli me fâcher avec mon père à cause de ma mère. Bref, quand même super dur d’argumenter avec lui et finalement après avoir appelé la nana des stages lui-même, tout est devenu clair et a son tour, il est convaincu. Youpi! Je vais rester un an de plus à Berlin! Il ne me restait plus qu’à prendre contact avec la directrice des études pour encore mettre au point certains détails techniques. Je la contacte deux jours plus tard… Je tombe sur une nana super sèche, fermé, froide qui me dit que ce n’est pas possible, qu’il en est hors de question, c’est trop compliqué. Je suis dégoûtée, et pire, je suis convaincue qu’en réalité, ça serait possible mais qu’elle ne veut pas faire d’effort pour rendre les choses possibles…
Mon dernier espoir résidait en la personne responsable des stages qui était si sympa, et qui m’avait convaincu de faire ce stage d’un an. J'arrive à la joindre que trois jour plus tard pour cause de WE. Et là, beaucoup moins chaleureuse qu’a mon dernier appel, elle me confirme que finalement ce n’est pas possible. Je suis dégoûtée.
J’ai du boulot et plein de trucs à faire, mais comme je n’ai pas envie de m’y mettre, je prends quelques minutes pour raconter ma petite vie.
Premièrement, j’ai passé une super après-midi dimanche dernier avec Alx à se balader dans les rues de Berlin et à faire des photos de streetart. Puis j’ai pourri ma soirée en acceptant une invitation au resto avec d’autres personnes.
Mardi et mercredi, j’étais à la fac d’architecture de Cottbus pour suivre un cours de «Cinema 4D», et je dois avouer qu’à part le poker, je n'ai pas appris grand chose. J’ai aussi eu l’occasion de voir la bibliothèque d’Herzog et de Meuron et j’ai bien été déçue!
Mercredi soir, après avoir dîné avec Alx, nous sommes allés à l’anniversaire de la petite sœur de Lene, et comme tous ses potes ont le même âge qu’elle, on s’est senti super vieux!
Jeudi soir, Claudio (coloc italien) a organisé une session de «Loup Garou» à l’appart. Je vous laisse imaginer un loup garou en quatre langues avec 15 personnes. Après quoi la soirée a fini en « pasta party ». J’avais même trouvée de quoi me consoler de mes déboires amoureux, mais comme je devais bosser à la fac vendredi, j’ai préféré rester à la maison pour dormir.
Après m’être surprise cette semaine à avoir des envies d’amnésie partielles à la « Eternal Sunshine of a the Spotless Mind ». J’ai perdu mon portable jeudi et je me demande si ça ne serait pas un acte manqué. C’est horrible, je me sens comme amputé d’un membre. Pire, j’ai l’impression d’être une ado complètement accro à son portable! J’aurai dû appeler lundi de nouveau pour savoir s’il a été retrouvé mais je n'ai pas pu me retenir, je viens de me racheter un nouveau téléphone. Maintenant je me sens comme une mamie devant de nouvelles technologies, c’est-à-dire que je suis complètement perdue avec un nouveau menu et de nouvelles fonctions. Je n’ai même pas réussi à retirer le bip des touches!
Hier soir, mes coloc voulaient m’emmener à une fête, mais je voulais dormir pour bien bosser aujourd’hui. Finalement j’ai été frappée d’insomnie (ok, pas si grave) et j’ai passé deux heures sur MSN à discuter avec un pote qui m’a raconté de ses problèmes dans ses relations de fesses et moi je lui raconté mes malheurs amoureux.
Voilà ! Ce n'est pas la fin du monde, mais je me sens quand même un peu frustrée, mais ça fait du bien de mettre tout ça à l’écrit.
Argh! On est déjà mi-mai et je n’ai pas encore pris le temps de faire un petit bilan du mois d’avril! Rapidement :
- Lene m’a accueillie à Hanovre où j’ai fêté mon vingt-quatrième anniversaire
- Le second semestre à la fac a enfin commencé et j’ai repris de manière intensive
- Je me suis inscrite à un cours d’aqua-jogging avec l’université (il faudra que je fasse tout un post sur ce thème)
- J’ai emménagé dans une nouvelle colocation
- Suite aux élections, j’ai envisagé de prolonger mon séjour à Berlin de 5 ans
- J’ai mangé un kebab.
J’avais déjà parlé de mon projet de commencer à clore ma crise d’adolescence. Ça y est, j’ai fait le premier pas en mangeant du jambon et du poulet. Aujourd’hui il est clair pour moi, qu’être végétarien depuis mes 13 ans était une sorte de « je veux me démarquer, je suis différente ». D’un autre côté je n’étais pas très originale parce que j’avais copié l’idée à ma grande sœur. Mes parents, à l’époque, avaient dû se dire « ça va lui passer », mais ils ne devaient pas penser que ça durerait aussi longtemps. Je pense que certaines viandes, surtout les viandes rouges, vont quand même mettre un bout de temps à passer. Maintenant il ne me reste plus qu’arrêter de fumer !
Aujourd’hui pour «réussir» ses études, c’est comme si tout étudiant se doit de faire une année Erasmus. Curieusement tous ont l’impression de vivre l’Auberge Espagnole à sa manière.
Personnellement, avant même mon départ, mon année Erasmus avait déjà un petit quelque chose de l’Auberge Espagnole. Ma mère, alter-mondialiste parfois un peu à côté de la plaque, m’avait organisé un plan foireux pour me faire héberger à mon arrivée à Berlin : chez le fils du frère du copain d’une de ses amies (véridique!). Heureusement j’avais d’autres contacts.
Deuxième point commun, le jour ou ma mère m’a présenté son copain (il est quand même très gentil et as beaucoup de points communs avec ma mère).
Mais ce ne sont pas deux petites coïncidences qui allaient m’assurer de ne pas «rater» mon année Erasmus. Le must de l’année Erasmus c’est la colocation internationale. Et là, je dois avouer que j’étais plutôt mal partie avec Holger et notre colocation qui s’est vite transformée en vie de couple. Mais, comme vous avez pu le prévoir d’après mon dernier post, je viens de déménager! Et là, c’est l’Auberge Espagnole! Camilla et Simon (tous les deux Allemands) ont fondé la colocation en rentrant de leur année Erasmus. Claudio (Italien) est venu à Berlin en Erasmus avant de décider d’y rester. Et Julian (Colombien) est à Berlin pour apprendre l’Allemand. Bref, c’est bien sympa et l’on fait la crémaillère demain soir.
En ce moment j’ai l’impression de ne pas avoir une minute à moi. Je me sens épuisée. Ma « todo-list » ne fait qu’augmenter et j’ai l’impression d’être sollicité de partout.
À mon retour de Hanovre, je pensais faire une rentrée scolaire toute tranquille et avoir le temps de finir mon portfolio. Finalement je n’ai pas arrêté de courir, parce que j’ai eu la bonne idée de choisir un projet qui commençait -dix jours avant les autres- par un workshop intensif d’une semaine. On as même eu cour le samedi matin!
La même semaine, Holger et moi avons pris conscience que si l’on continuait à habiter ensemble, on se transformerait en couple de vieux (trop tard d’après Lene). Je me suis donc mis à la pénible et fatigante tâche qu’est de chercher une colocation. J’ai rencontré pas mal de gens bizarres, mais j’ai finalement trouvé une colocation qui me plait. Mon déménagement pour Neukölln est prévu entre dimanche et lundi. Du coup je me retrouve dans les cartons/valises alors que je devrai utiliser mon peu de temps libre à bosser pour la fac. Le pire, c’est que dehors c’est « l’été », ma seule envie, c’est d’aller bronzer avec un bon bouquin dans un des nombreux parcs de Berlin.
C’est vrai aussi, que je me suis fait un emplois du temps un peu plus chargés que le semestre dernier. Mais c’est qu’avec des cours sympas où je n’aurai pas besoin d’écrire en allemand : projet (normal), TD maquettes, TD représentation graphique à la main, et TD logiciel 3 D.
J’espère que dans deux semaines tout sera rentré dans l’ordre et que j’aurai trouvé mon «rythme de croisières» afin d’éviter les charrettes comme en ce moment. Jeudi dernier, je me suis accordée l’après-midi pour me laisser souffler, résultat : j’ai dormi 2 h 30 d’affilée en pleine après-midi.
Aujourd’hui j’avais prévu d’aller finir ma maquette à la fac, mais finalement je crois que je vais m’accorder un peu de temps pour faire diminuer la taille de ma «todo-list», notamment en essayant de répondre a mon courrier en retard.